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OBJECTIFS
participer à l'éducation et la formation civique du citoyen
renforcer les capacités des individus et des communautés à participer efficacement à la vie locale et nationale et à résoudre leurs problèmes.
aider à réhabiliter des valeurs éthiques et morales telles que l’honnêteté, l’équité, la conscience professionnelle, la tolérance, la solidarité.
contribuer a la promotion d'un citoyen d'un type de nouveau acquis aux valeurs républicaines et démocratiques et prompt à l'action en faveur du progrès, de la démocratie et de la justice
promouvoir par des actions appropriées d'éducation et de formation civiques des comportements favorables dans les domaines du civisme, des droits de l’homme, de l’économie, de l’environnement et de la santé ;
œuvrer pour le renforcement des droits économiques, sociaux et culturels des groupes vulnérables ou marginalisés et la consolidation de l'Etat de droit.
contribuer au renforcement de l’Etat de droit à travers la participation et l’encadrement aux processus électoraux crédibles
offrir une expertise en matière d'élaboration et d'évaluation de plans, projets ou programmes touchant le civisme et la consolidation de l’Etat de droit.
encourager les recherches, les études, la compilation de documents en matière civique et de formation des citoyens

          CITATION DU JOUR    

La connaissance sans sagesse est comme l'eau dans le sable

NOTRE VISION

Les objectifs premiers des dirigeants et élites des pays du Tiers Monde sont logiquement la recherche des meilleures voies pour sortir leurs pays du Sous-développement avec son lot de pauvreté, de misères et de souffrances de toutes sortes. Mais pour arriver à ce noble objectif, quelle est la meilleure voie à emprunter ? Telle est la question qui interpelle les vrais patriotes.

             Mais elle interpelle ceux qui ont cet objectif réellement en tête. Car tous les dirigeants, toute l’élite ne sont pas guidés nécessairement par cet objectif. Il est prouvé que l’on peut arriver au Pouvoir dans ces pays sans avoir nécessairement cet objectif : on peut prendre le Pouvoir pour s’enrichir ou pour rehausser les siens (famille, clans, tribu).

           Parfois en arrivant au Pouvoir, on peut aussi changer d’agenda et chercher à s’y éterniser. Cela vous amène à renforcer le clientélisme, le népotisme et le clanisme pour consolider votre Pouvoir. Ce qui se fait à travers une politique basée sur la corruption et l’exclusion. Une politique qui exclut souvent les gens compétents des sphères de décision en faveurs de gens incompétents mais soumis. Il va s’en dire qu’une telle politique ne peut donner que de mauvais résultats… Ce qui se voit partout en Afrique et le Monde arabe.

Ainsi, plus de 60 ans (sinon plus pour certains) après les indépendances, on voit dans quelle situation sont ces pays. Ils souffrent toujours d’un sous-développement massif. Et la question reste pose pour savoir comment ils vont quitter cette situation…

I. L’ANCIENNE VISION

            En Afrique et en particulier chez les intellectuels de tendance libérale, la vision en la matière est restée longtemps dominée par la théorie de l’Américain Walt Whitman Rostow, une vision extrêmement linéaire et discutée du développement en cinq grandes étapes, énoncée dans « Les étapes de la croissance économique », 1960.

1. La société traditionnelle (Traditional society): la société d'origine, dite société traditionnelle, ne vit que de l'exploitation de la terre, elle est relativement hostile au progrès et les hiérarchies sociales y sont figées. Le PIB par habitant ne peut pas augmente et tend même à décliner. Le taux d'investissement tend à être le même que celui de la croissance démoghique : ce sont les « pays les moins avancés »

2. Les conditions préalables (préconditions for take-off). La lente évolution de la Société l'amène progressivement à remplir les conditions préalables au décollage. Le changement y est plus facilement accepté, permettant que la croissance économique dépasse la croissance démographique, grâce à la révolution agricole notamment. On assiste en effet à une augmentation de la production et de la productivité agricole. Le travail (Labor) peut être alors réaffecté à d'autres secteurs productifs. Des premières formes d'accumulation capitalistique apparaissent. Le capital humain augmente graduellement sous l'effet de la formalisation de l'éducation et de la diffusion des compétences techniques. Des bouleversements politiques et religieux s'y produisent le « pays est en développement ».

3. Le décollage (Take-off). Ainsi arrive l'étape la plus courte et la plus décisive, «le décollage» ou take-off en anglais : durant une vingtaine d'années les investissements massifs dans l'industrie permettent une inflexion majeure et durable du rythme de la croissance. Une soixantaine d'années plus tard, de nouvelles industries vont se substituer à celle du take-off (seconde révolution industrielle, pour les pays de la première révolution industrielle) : les niveaux de vie s'améliorent. Le processus de croissance est auto-suffisant. Grâce à de nouvelles configurations socio-politiques, ce qui n'est qu'une simple accélération économique peut être transformé en un processus d'accumulation générale, qui produit un accroissement du revenu individuel. Ce sont les « nouveaux pays industrialisés ».

4. La phase de maturité (Drive to maturité) Les sociétés ont alors atteint le stade de « la maturité » avant le début de la production de masse. L'accélération économique s'étend à d'autres secteurs économiques qui jusqu'alors n'avaient pas décollé. L'investissement compte désormais pour une proportion entre 10 % et 20 % du PIB (ce qui est contesté par de nombreux et éminents économistes). Lorsque la part de l'investissement commence à décliner, un plus grand nombre de ressources est alloué à la consommation et la cinquième étape est atteinte.

5. L'âge de la consommation de masse (Age of High mass consumption). La croissance mène à l'étape ultime de la société : la « consommation de masse » (les roaring twenties aux États-Unis, l'après Seconde Guerre mondiale en Europe occidentale). Le pouvoir d'achat y est largement mieux réparti.

Ce modèle a suscité de nombreuses critiques. D'aucuns ont contesté la distinction en différentes étapes, arguant qu'en réalité, le passage d'un stade à l'autre ne fut pas d'une telle clarté. Ce modèle est plutôt le résultat d’un constat sur l’évolution des pays occidentaux à travers leur cheminement des temps modernes au 20eme siècle. Il n’est donc pas transposable.

II. LES PRATIQUES

D’une manière générale les pays africains et arabes ont perdu beaucoup de temps dans des politiques faites d’improvisations, souvent désordonnées et sans résultats tangibles,

Certaines politiques ont pris des fondements nationalistes (Nassérisme et Baathisme dans le Monde arabe et panafricanisme en Afrique comme au Ghana, Guinée, Mali). Le socialisme voire le marxisme ont été invoqués comme en Algérie, en Tanzanie, au Zimbabwe, au Congo Brazzaville, en Ethiopie, en Angola, au Mozambique. Ces politique, peu cohérentes ont été défendues par des chefs et disparaissent des qu’ils sont renversés, généralement par des militaires. On a même noté des régimes dits socialistes qui du jour au lendemain changent de cap et devenir des partisans du dit Libéralisme.

La dure réalité est que ces pays n’ont pas connu de progrès significatifs vers une réelle émergence économique et sociale. Certains d’entre eux ont connu des cycles de prospérité du fait de la revalorisation des matières premières qu’ils exportent. Certains ont gagné des sommes colossales. Ce qui a eu pour résultats trois conséquences néfastes :

  • La généralisation de la corruption qui a mené à des régimes monocratiques bâtis sur le népotisme et le clientélisme ;*
  • L’absence de toute vision politique cohérente du fait de l’inaction de dirigeants plus préoccupés par la gestion de la manne que de la construction d’une économie diversifiée et pérenne
  • L’engagement dans une politique d’improvisation et de précipitation qui mène à la réalisation de projets couteux mais sans objets réels, souvent ces projets ne profitent qu’à des hommes d’affaires véreux.
  • L’introduction de pratiques populistespour engourdir la population à coup de subventions de produits alimentaires. Ce qui développe la dépendance, l’inertie la torpeur voire la résignation. Surtout que cette population vit dans le désarroi en voyant les énormes richesses qui circulent au sein d’une minorité. Les personnes non averties qui notent ce pseudo dynamisme dans des secteurs comme l’immobilier, l’hôtellerie de luxe, le commerce, les banques, le nombre de véhicules rutilants qui circulent parlent de “progrès économiques”.

III. DEMOCRATIE ET DEVELOPPEMENT

Depuis plus d’un quart de siècle la Démocratie est à l’honneur en Afrique et dans une bonne partie du Monde arabe. On ne parle plus que de cela et sur le terrain, les scrutins se succèdent et se ressemblent. Rares sont les scrutins qui apportent du nouveau...On est même entré dans les troisième voire quatrième ou cinquième mandat. Cette démocratie assez particulière a eu des effets bénéfiques avec une relative liberté d’expression sans changer sur le terrain les conditions de vie des populations. Elle n'a pas pu apporter des transformations significatives au plan économique et/ou sociales.

 Sur le plan politique, hormis l’élargissement de l’espace des libertés, largement favorisé par la globalisation et le développement des nouvelles technologies de l’information, on assiste au maintien pour l’essentiel du statut-quo, c’est-à-dire des régimes dictatoriaux dominés par des monocraties aux pouvoirs absolus et entourés d’une clientèle : familles et alliés. Pour l’essentiel ces monocraties s’appuient sur l’Armée qui constitue la seule force structurées et dotée d’un arsenal dissuasif prêt à être déployé contre toutes menaces contre les régimes.

En Afrique en particulier, il y a quelques rares exceptions d’alternance politique où le Pouvoir échappe aux dictateurs comme au Cap Vert, au Botswana, au Sénégal, au Benin, au Ghana, au Nigeria et en Tunisie ou au Maroc ou le système monarchique cède quand même un espace politique structuré qui permet aux partis de concourir et offre des possibilités d’innovations qui améliorent la Gouvernance.

 Certains pays comme la Cote d’Ivoire, le Niger, le Mali, la Guinée, la Mauritanie sont en plein examen pour savoir si le Pouvoir pourra passer des mains des tenants actuels ou si l’attrait du troisième mandat va prendre le dessus. D’autres pays sont sous observation comme le Burkina qui a réussi à chasser un dictateur.

Le Monde arabe, hormis les exemples cités, est encore loin, déchiré par des conflits interminables, conséquences d’une longue tradition de culte de la force par des pouvoirs militaires, de mauvaise gouvernance, de dictatures, d’absence de sagesse, de mauvais choix stratégiques et d’interventions extérieures.

IV. Y’ A- T- IL UN PAYS EMERGENT EN AFRIQUE ?

L’émergence est à l’honneur dans beaucoup de pays et elle est devenue un slogan médiatique. On donne même des dates : 2020 pour certains, 2030 pour d’autres etc. Mais on ne sait toujours pas quel miracle va apporter cette émergence ? Il y a eu un qui est tout trouvé : c’est le fameux taux de croissance. Ce taux de croissances est sur les lèvres des dirigeants. C’est la pilule magique…Un remède miracle unique qui va assurer le plein développement.

Grace à la validation de ce fameux taux de croissance par deux prestigieuses institutions que sont le Fonds Monétaire international et la Banque mondiale, deux grands faiseurs de miracles, on semble assuré que ce taux que publient ces deux institutions va tirer les pays vers l’Emergence. Ces deux institutions qui sont les grands féticheurs sont là pour donner des notes et surtout guider le pays vers cette émergence.

Il faut noter que ces deux institutions sont aux chevets de ces pays et surveillent grâce à leur appareil, la santé de ces pays en leur donnant à chaque fois, au moins une fois par an la température du corps que constitue ce fameux taux de croissance : 4, 5 parfois 8 ou 9 %. Quel miracle ! Mais de temps en temps la fête est gâchée par les révélations d’un scandale de corruption, d’un détournement d’un membre de la famille du Grand Leader, Père fondateur comme on dit, portant sur des milliards ou sur la publication du taux très élevé de pauvreté des populations. Qu’importe ! La croissance est là et les progrès sont assurés. Ils sont ‘’ visibles’’ à l’œil nu : boom immobilier de quartiers chics, multiplication de voitures 4X4 derniers cris, ouvertures de banques , autoroutes, complexes hôteliers, accroissement des exportations et surtout l’arrivée des investisseurs, investisseurs qui ne viennent que dans des pays où règne la démocratie, les droits de l’homme, la transparence, la bonne gouvernance. C’est la preuve suprême que tout va bien. On peut observer d’ailleurs des forums qui se tiennent. Qui ose démentir qu’il y a progrès ?

De temps en temps quelques personnes émettent des réserves souvent des personnes qui ne sont pas de l’opposition. Car l’opposition est prise au piège de cette même vision que le régime qu’elle combat. Sur le plan idéologique, elle ne voit pas d’autres alternatives. Elle lutte ; il est vrai pour la justice, la fameuse Démocratie et la bonne gouvernance. Mais elle est prise au piège dans un système politico- idéologique dominant comme la fameuse Société civile d’ailleurs.

Mais à côté, il y a ceux qui s’interrogent en se demandant où vont ces pays ? Les questions qu’ils posent semblent évidentes. Ils partent de deux constats :

  • Quel est le résultat sur le terrain de tout ce tintamarre au niveau des pays concernés, c’est-à-dire les peuples ? Les conditions de vie se sont-elles améliorées ? Ces peuples sont-ils mieux éduqués ? Leurs mentalités ont-elles évolué ? A-t-on extirpé de leurs esprits, les anciennes pratiques néfastes : l’esprit ethnique, le clanisme, le népotisme, le fatalisme, le tribalisme ? As ton extirpé l’alphabétisme ? Et à quel pourcentage ? A-t-on crée un citoyen enraciné dans ses valeurs mais ouvert aux changements positifs et au progrès ? A – ton réalisé des progrès pour la prise en charge de la formation d’une jeunesse compétente capable de prendre la relève ? Les femmes ont-elles obtenu les appuis et encouragements pour devenir de vraies actrices du progrès familial et social, donc général. Qu’a-t- on fait pour la justice sociale pour éliminer les castes, les séquelles de l‘esclavage dans certains pays ? A-t-on dépassé les clivages ethniques, sources régulières de tensions et de conflits voire de revoles. En un mot a-t-on banni ses différentes formes l’exclusion, source de tous les maux et conflits : exclusion sociale (castes pauvres, habitants des Favelas, les sans-abris, les jeunes de la rue), exclusion politique, économique et religieuse.

Dans la très grande majorité des cas la réponse est non. Et c’est d’une telle évidence que la mauvaise gouvernance règne toujours.

  • En fait, ils ont raison ces dirigeants et ces institutions car les progrès dont ils parlent sont des visibles : il y a l’argent, les grands portefeuilles mais cela ne concerne rien de social : ni l’éducation, ni la sante, ni la formation, ni le cas complexe du changement des mentalités ne sont concerné par cet argent. D’ailleurs un célèbre slogan est dans les chaines de TV et radio sur un pays où on vante l’émergence en ces termes sous une douce musique : ‘’ un pays émergeant : des campagnes verdoyantes, des villes dynamiques…Pas un mot sur le Peuple comme si l’émergence peut se faire sans lui ? On a même pas ajouté « et un Peuple éduqué ou des citoyens bien formés». Non : les campagnes verdoyantes et les villes modernes suffisent. Car leur tête est au FMI et à la Banque Mondiale. Il ne faut pas se tromper d’objectifs.
  • Les vrais pays « émergents » ont privilégié une vision économique centrée sur les ressources humaines. Quant à la vision de nos fameux technocratique et économistes, elle est centrée sur le taux de croissance économique, l’équilibre budgétaire, l’attrait des investissements étrangers, le nombre de start-up créés etc. Et encore, ils ne tirent pas les ficelles car ils sont dépendants.

Certes, ces questions économiques sont importantes et essentielles pour préserver un niveau de vie confortable, financer les politiques sociales, mais elles ne peuvent pas être en soi des objectifs à atteindre. Elles ne peuvent pas être l’alpha et l’oméga des politiques publiques jusqu’à éclipser les autres enjeux, et notamment l’enjeu stratégique et fondamental de l’éducation comme facteur de progrès et de véritable développement. Comment des pays et des institutions en sont arrivés à cette politique ? Qu’est-ce qui a conduit à la perte d’intérêt concernant l’Education, le changement des mentalités ? Comment comprendre cette disqualification de l’Etat pas seulement dans la conduite des destinées humaines, mais également au plan conceptuel par certaines visions qui dénient de fait le rôle principal de l’Education et la formation dans le théâtre de l’histoire des nations ?

Alors revenons à la dure réalité et parlons donc des vrais programmes en utilisant les termes qu’il faut ; croissance investissement, exportations et surtout ne parlons pas du Peuple…D’ailleurs les exemples de réussite sont là : les BRICS ; Brésil, Russie Inde, Chine, Afrique du Sud. N’est-ce pas convaincant. Surtout ne dites pas que c’est de l’amalgame en précisant que rien ne lie ses pays ; le Brésil se débat dans des difficultés d’un pays sous développé » : corruption favelas, racisme, pauvreté, l’Afrique du Sud est encore loin avec son peuple toujours pauvre et sa mauvaise gouvernance, l’Inde qui est un cas spécial avec ses intouchables, ses politiques sociales. Que reste- t-il des BRICS ? La Chine ? Mais la Chine est loin devant car candidate pour être la première puissance mondiale, la Russie est une supe- puissance qui défie l’Europe et l’Amérique ? Qu’importe continuons de parler des BRICS en donnant l’espoir

V. LA VRAIE EMERGENCE

Un pays émergent est un pays qui remplit des conditions, conditions de leadership avec :

  • De bons dirigeants, patriotes ayant pour seul souci de faire tirer leurs Peuples de la misère ;
  • Des dirigeants qui n’aiment pas les sous, ne les cherchent pas, genre Mokhtar Ould Daddah, Habib Bourguiba dans notre zone maghrébine qui avaient des comptes en banques presque vides. Des dirigeants qui n’acquièrent pas des villas somptueuses à l’Etranger ou mettent leurs enfants dans le business ;
  • Des dirigeants qui ne pratiquent pas le népotisme, ni le clanisme et qui ont de cabinets ou ne se bousculent pas les fils, frères sœurs parents et autres ;
  • Des dirigeants qui mettent en place de fortes institutions publiques et gèrent l’Etat avec justice et équité sans accorder des avantages indus;
  • Des dirigeants qui œuvrent pour le vrai état de droit non sur la forme mais le fonds avec une politique qui éliminent les injustices historiques : exclusion sociale, système clano- ethnique;
  • Des dirigeants qui ont pour soucis de tirer le pays de la pauvreté en travaillant jour et nuits pour cela;
  • Des dirigeants qui ont la vision juste qui considère que les ressources humaines sont le facteur principal de développement : éducation, alphabétisation, changement des mentalités. Un développement qui va se manifester par la croissance réelle, la forte baisse du taux de pauvreté, de la mortalité infantile, de l’analphabétisme, de l’accès aux soins de santé, du développement de l’Agriculture et de l’emploi. Ce développement entrainera tous les autres secteurs : infrastructures, industrie, services. Mais tout ce développement sera équilibré et harmonieux ;
  • Des dirigeants qui en mettant le paquet sur l’éducation et qui ne sont pas rivés sur les matières premières en ne passent pas leurs journées à suivre les chutes ou les remontées des prix du pétrole, de l’or, du cacao, du fer, du cuivre, du coton etc… etc. et qui ont de fait une vision globale socio-économique du développent ;
  • Des dirigeants qui vont se débarrasser des juges corrompus et des fonctionnaires véreux en encourageant les vrais travailleurs et en donnant des garanties aux vrais investisseurs ;

VI. LES EXEMPLES
Y ‘a-t-il des pays émergents en Afrique ? Une question difficile. On s’accorde généralement et c’est notre vision qu’il y des pays qui peuvent être considérée sur la voie de l’Emergence même si parfois, il y a des fragilités surtout au niveau des politiques éducatives. Il s’agit du Rwanda, du Cap Vert, du Maroc, du Botswana, de l’Ile Maurice, et de l’Ethiopie dans une certaine mesure …

Ces pays ne sont pas comparables aux modèles asiatiques bien connus et à Cuba qui est un cas exemplaire au niveau de l’Education et de la Santé (malgré le blocus).

Il faut se méfier des exemples populistes comme on a vu au Venezuela et au Brésil et qui étaient pris comme modèles il y a quelques années. On connait leurs situations aujourd’hui. Même l’Afrique du Sud malgré son potentiel recule. La Tunisie de Bourguiba était bien partie mais le colonel Ben Ali a tout mis par terre progressivement…Et la Mauritanie depuis 1978 est entrée sous le contrôle de militaires…

En conclusion, on ne peut qu’insister sur cinq points :

  • La bonne gouvernance dans son sens originel, pas celui des institutions de Breton Woods destiné à l’Afrique mais celle que l’on rencontre dans les pays nordiques, au Canada, aux Etats Unis et en Europe de l’Ouest ;
  • L’Education et la formation,
  • les reformes sociales structurelles pour une société moderne et égalitaire
  • La stabilité politique avec de fortes institutions et un état de droit. Cela implique que l’Opposition et le Pouvoir doivent s’entendre sur un Programme national Patriotique et s’éloigner des ambitions personnelles qui sont facteurs de divisions, de mal gouvernance et d’agendas personnelles mais aussi de dictatures médiocres.
  • L’attention à l’Education et la Formation de la jeunesse.
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