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OBJECTIFS
participer à l'éducation et la formation civique du citoyen
renforcer les capacités des individus et des communautés à participer efficacement à la vie locale et nationale et à résoudre leurs problèmes.
aider à réhabiliter des valeurs éthiques et morales telles que l’honnêteté, l’équité, la conscience professionnelle, la tolérance, la solidarité.
contribuer a la promotion d'un citoyen d'un type de nouveau acquis aux valeurs républicaines et démocratiques et prompt à l'action en faveur du progrès, de la démocratie et de la justice
promouvoir par des actions appropriées d'éducation et de formation civiques des comportements favorables dans les domaines du civisme, des droits de l’homme, de l’économie, de l’environnement et de la santé ;
œuvrer pour le renforcement des droits économiques, sociaux et culturels des groupes vulnérables ou marginalisés et la consolidation de l'Etat de droit.
contribuer au renforcement de l’Etat de droit à travers la participation et l’encadrement aux processus électoraux crédibles
offrir une expertise en matière d'élaboration et d'évaluation de plans, projets ou programmes touchant le civisme et la consolidation de l’Etat de droit.
encourager les recherches, les études, la compilation de documents en matière civique et de formation des citoyens

          CITATION DU JOUR    

La connaissance sans sagesse est comme l'eau dans le sable

TRUMP AU POUVOIR : VERS UN MONDE MULTI-POLAIRE ?

Premièrement, il ne fait pas de doute qu'au sein de la classe politique américaine, l'outsider Trump est apparu comme le candidat à la présidence américaine le plus favorable à l'évolution multipolaire du monde de l'après-Guerre froide au nom d'un "America first" et d'une doctrine des relations internationales réaliste et hostile au mondialisme tant économique que géopolitique. Ses critiques continuelles de l'interventionnisme militaire et diplomatique de ses prédécesseurs et sa volonté de s'entendre avec la Russie et même de responsabiliser ses partenaires asiatiques et européens afin que ceux-ci prennent en main financièrement et stratégiquement leur défense jusqu'à remettre en question l'article 5 de l'Otan (puis à envisager un retrait de la protection militaire américaine de certains pays asiatique) participent d'une acceptation d'une forme de multipolarisme.

Ceci explique le paradoxe apparent selon lequel nombre de pays du Sud et non-occidentaux ont pardonné à Trump ses outrances envers les minorités en ne retenant que les professions de foi anti-guerres et multipolaristes.

Ceci explique le paradoxe apparent selon lequel nombre de pays du Sud et non-occidentaux ont pardonné à Trump ses outrances envers les minorités en ne retenant que les professions de foi anti-guerres et multipolaristes.

Les conséquences de cette véritable révolution pourraient être multiples, si tant est que Trump parvienne à imposer cette ligne au complexe militaro-industriel américain et aux élites républicaines et diplomatiques du pays, à commencer par certains de ses collaborateurs, dont le candidat à la vice-présidence Mike Pence, traditionnellement hostile à cette orientation nouvelle. Sur ce point, les électeurs gauchistes de Sanders sont plus proches des positions de Trump, aux antipodes du messianisme démocratique et interventionniste commun à de nombreux républicains, majoritaires au Congrès et au Sénat, et aux démocrates, qui ont d'ailleurs voté de concert toutes les guerres américaines depuis 1990. De ce point de vue, on imagine mal Trump en mesure de retirer la protection militaire américaine en Asie, abandonner la Mer de Chine à l'armée chinoise, laisser les Coréens se débrouiller seuls face à la Corée du Nord ou abandonner les Etats de l'Europe centrale et orientale les plus atlantistes face à la Russie. Il a beau l'avoir laissé entendre, ceci sera très difficile à faire accepter à l'establishment militaro-diplomatique et politique américain, d'autant que des traités ont été ratifiés avec nombre de partenaires.

Il est cependant clair que le ton va changer et qu'une entente d'homme à homme Trump-Poutine est possible et pourra contribuer à la désescalade en Ukraine notamment, cependant que l'extension de l'Otan dans le précarré russe et dans les Balkans sera probablement freiné, ce qui contribuera à limiter les pierres d'achoppement russo-américaines.

Deuxièmement, l'un des dossiers sur lequel la realpolitik trumpienne pourrait être plus facilement mise en œuvre est incontestablement le dossier syrien. Tout d'abord parce que Trump est hostile au "pandémocratisme" interventionniste et ne partage pas la volonté de nombreux diplomates et politiques étatsuniens et européens de renverser le régime syrien. Ensuite parce que Trump semble particulièrement conscient de la menace que représente l'islamisme radical dans son ensemble et pas seulement Daesh et Al-Qaïda, contrairement à Hillary Clinton et Barack Obama qui ont toujours favorisé les Frères musulmans et les pays du Golfe, puis se sont même entourés de nombreux conseillers issus des Frères musulmans que combattent Assad en Syrie et Al-Sissi en Egypte.

Enfin, le pragmatisme et le respect des rapports de force de l'homme d'affaire new-yorkais - ce qui le rapproche de Vladimir Poutine - pourraient déboucher sur un "deal" en Syrie et en Irak avec la Russie et différents acteurs régionaux, notamment la Turquie, devenue de moins en moins contrôlable et hostile à l'appui militaire américain et occidental aux forces kurdes et chiites-iraniennes, et indirectement même l'Iran via le régime syrien. Ce deal, qui n'empêche pas que Trump soit apprécié en Israël et qu'il ait violemment dénoncé l'accord sur le nucléaire iranien, pourrait rappeler celui, tout aussi pragmatique, conclu entre Poutine et Erdogan après une période de graves tensions. L'avantage des partisans de la realpolitik non moraliste et du pragmatisme est qu'ils sont capables (comme les dirigeants israéliens et russes avec leur ex-ennemi Erdogan) de s'entendre de façon cynique après avoir testé les réactions et les forces de l'autre...

Rappelons que jusqu'à maintenant, la Russie et le gouvernement syrien avaient systématiquement été mis à l'écart des opérations militaires de la coalition occidentalo-sunnite en Syrie, les concertations se limitant à des informations visant à éviter les collisions...

Depuis le début de la guerre civile en Syrie, et même depuis le printemps arabe, et bien sûr avec le renversement du régime libyen, la Russie s'était systématiquement sentie rejetée et humiliée par l'ingérence occidentale comme par hasard tournée contre des Etats alliés de Moscou. Avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, qui est conseillé en politique étrangère notamment par le chrétien-maronite libanais Walid Phares, connu pour ses positions anti-islamistes, puis qui est épaulé depuis le début par le fidèle Rudy Giuliani - l'ex-maire de New York qui avait refusé en 2001 un célèbre chèque saoudien pour protester contre le pays-phare du salafisme terroriste -, les choses vont peut être changer. Une vaste coalition militaire russo-occidentale appelée de ses vœux par le président russe depuis le début de la guerre civile face aux djihadistes va peut-être devenir possible, bien que les républicains soient divisés sur ce point. Trump est en effet assez isolé face aux partisans de l'alliance avec les pays du Golfe et les russo-sceptiques puis les ennemis du régime de Damas. Cependant, les fortes prérogatives du président américain en matière de politique étrangère et de belligérance peuvent contribuer à forcer la main aux récalcitrants, notamment Mike Pence, qui s'est vu contredire sur la Syrie par Donald Trump lui-même en pleine campagne présidentielle. Une forme d'entente non pas idyllique mais pragmatique sera par conséquent possible au Proche Orient (Syrie, Irak, Israël/Palestine), tout comme aussi en Asie centrale (Afghanistan) et en Europe orientale et Caucase (Ukraine, Géorgie), entre les Etats-Unis et la Russie.

Troisièmement, l'actuelle Guerre froide Etats-Unis/Russie pourrait laisser la place à un partenariat pragmatique, non pas dénué de pierres d'achoppement, mais plus propice à la détente grâce à certains dossiers unificateurs comme la collaboration anti-terroriste, la stabilisation de l'Afghanistan, de la Syrie et de l'Irak et plus largement la poursuite d'un même objectif de stabilité mondiale et de rejet de l'interventionnisme.

Contrairement à ses prédécesseurs, Trump a déjà flatté et caressé dans le sens du poil Vladimir Poutine qui réclame une collaboration d'égal à égal entre les deux anciens protagonistes de la Guerre froide dans le cadre d'une redéfinition des menaces et ennemis et d'une refonte de l'Otan puis de la préservation de la stabilité mondiale. Certes, on voit mal comment Trump, qui a en effet envisagé verbalement de rénover voire de démanteler l'Otan, pourrait opérer ce virage à 180 degrés, car l'Alliance est composée de nombreux partenaires qui l'entendront d'une autre manière et qui sont appuyés en cela par tout "l'Etat profond" et le complexe militaro-industriel étatsuniens. Mais rien que cette acceptation verbale d'un tel partenariat, qui réhabilite déjà Poutine et rehausse le statut de la Russie post-soviétique blessée, peut contribuer à la désescalade et à la collaboration, peut-être sur le dos de l'Europe..

Alexandre del Valle est un géopolitologue

 

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